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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 10:44

En cette période de vacances le CASAM continue à travailler et à se préoccuper de l’avenir même s’il est difficile d’obtenir des éléments concrets et fiables sur l’évolution de la demande d’asile et les problèmes qu’elle soulève. Et, il convient de le souligner, le débat est faussé en raison de l’importance prise par le non-hébergement de demandeurs d’asile primo-arrivants.

Le lundi 18 juillet Monique Offroy et  Georges Jacquot ont  été reçus par le nouveau secrétaire général  de la Préfecture M. Du Cray assisté de Mesdames Léoni , directrice du service des étrangers et Chevalier,  directrice de la DDCS (direction départementale de la Cohésion Sociale). A l’ordre du jour la question, primordiale à nos yeux, de la domiciliation. Mais pas facile de l’aborder M. Du Cray exposant longuement les problèmes de l’hébergement et <les risques d’appel d’air>. Une manière de retarder la discussion sur la domiciliation. Et lorsque le sujet fut abordé nous eûmes l’impression que, volontairement, les représentants de l’Etat créaient une confusion entre hébergement, domiciliation et adresse. M. Du Cray resta inflexible, invoquant souvent son expérience de l’Ile de France. Les représentants du Casam soulignèrent que les deux situations n’étaient guère comparables et qu’il était indispensable  que les demandeurs d’asile, dont les recours ont été rejetés par la Cour Nationale du droit d’Asile mais auxquels les textes légaux offrent encore des possibilités de poursuivre la procédure (demandes de réexamen ou autorisation de séjour à titres divers), puissent recevoir leur courrier. On eut l’impression d’un dialogue de sourds car l’AIEM n’a l’agrément que pour les primo-arrivants et qu’après il n’y a plus rien. A une ultime question concernant le rôle des CCAS il nous fut répondu qu’ils ne pouvaient pas faire de domiciliation mais que leur adresse pouvait constituer une solution. Pas très convaincant… à nos yeux d’autant plus qu’un retard de l’ordre de quatre mois fut reconnu pour les demandes de séjour à titre médical.

En ce qui concerne l’appel à projets concernant les plates-formes d’accueil des demandeurs d’asile c’est l’OFII (Office français d’immigration et d’intégration) qui gère ce dossier. C’est donc avec la Direction régionale qu’il conviendra d’aborder le sujet. Mais les représentants de l’Etat ont évoqué la possibilité d’un appel à projets européen et pour lequel  une seule association pourrait être retenue, France Terre d’Asile, par exemple.

Une réunion pas très convaincante et même décevante.  A la fin de cet entretien nous avons rappelé que le Casam maintenait sa demande de rendez-vous avec Monsieur le Préfet de la Région Lorraine et qu’en 22 ans d’existence il avait montré qu’il était profondément légitimiste et légaliste, ce que l’Etat ne devrait pas oublier.

Au Conseil économique et social

Quelques jours auparavant, le 12 juillet précisément, le Casam représenté par Monique Offroy, Georges Jacquot et Jacques Masselin, avait été reçu par M. Roger Cayzelle président du Comité  économique et social de Lorraine assisté de M. Patrick Meyer, vice-président. L’entretien fut beaucoup plus détendu, M. Cayzelle s’informant avant tout de l’état de la demande d’asile en France en général et en Lorraine en particulier et des situations que cela engendrait. M. Patrick Meyer, qui est également président régional  régional de la fondation de l’abbé Pierre, était lui parfaitement au courant de la situation et notamment de la baisse des subventions d’état. En finalité un constat : ce sont les plus défavorisés qui souffrent le plus de la crise et les demandeurs d’asile en font, bien évidemment partie.

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