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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 07:08

Jeudi 14 octobre une délégation du CASAM composée de Georges Jacquot, président, Jacques Masselin, vice-président, Colette Amen, Danielle Chognot administratrices et Elisabeth Strauss, accueillante, s’est rendue à Strasbourg pour y rencontrer les associations alsaciennes accueillant et apportant leur aide aux demandeurs d’asile : le CASAS pour Strasbourg et le Bas-Rhin et l’AADAM pour Mulhouse et le Haut-Rhin, cette dernière association ayant une antenne à Colmar.

Cette rencontre avait pour objectifs d’une part de mieux se connaître et d’autre part de faire un large tour d’horizon sur les problèmes actuels concernant la demande d’asile.

La matinée fut donc consacrée à la présentation des trois associations, leurs missions, leur fonctionnement et leurs rapports avec les autres associations et les pouvoirs publics.

D’abord une différence fondamentale entre le CASAM et les deux associations alsaciennes : nous ne fonctionnons qu’avec des bénévoles alors que tant le CASAS que l’ADDAM ont des salariés à temps plein et des contrats aidés.

Le CASAS couvre également des secteurs que nous n’avons pas dans nos attributions tels que l’hébergement ou la scolarisation des enfants notamment. L’AADAM fait preuve de plus de rigueur dans sa gestion des dossiers puisqu’elle traite cinq dossiers par semaine (OFPRA ou recours à la CNDA) sauf cas exceptionnels. Elle fait également preuve d’intransigeance si le demandeur d’asile tarde à venir consulter.

En dehors de ces aspects mêmes problèmes pour certains demandeurs d’asile qui refusent de donner des détails de leur histoire afin de rendre le récit plus précis et plus cohérent ou pour trouver des traducteurs.

A Strasbourg autre problème important : la police rôde régulièrement aux alentours du CASAS et procède souvent à des contrôles pouvant déboucher, bien évidemment, sur des arrestations et placements en centre de rétention administrative, parfois à Metz.

Enfin, contrairement à la Lorraine, l’Alsace n’a pas encore mis en place la régionalisation de la demande d’asile. Certes un directeur de l’OFII (Office français de l’Immigration et de l’Intégration) a été nommé mais en 2010 il n’y a eu aucun changement dans l’organisation et tant le CASAS que l’AADAM ont touché comme par le passé les subventions de l’Etat. D’où cette question : pourquoi les représentants de l’Etat en Lorraine ont-ils fait preuve d’une telle diligence pour mettre en application une note interne n’ayant pas force de loi ?

Les trois associations ont décidé de se revoir après cette prise de contact, de manière à œuvrer ensemble pour défendre leurs intérêts et lutter pour le respect des textes qui régissent le droit d’asile.

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